02/11/2003

Littérature - Les Chants de Maldoror

Voici une oeuvre que j'apprécie énormément pour sa sombre poésie.Les Chants de Maldoror de Lautrémont (Isore Ducasse Compte de Lautrémont).
 
Voici une étude intéressante à ce sujet qui vous expliquera bien mieux que moi de quoi il retourne.
 
--La révolte romantique s'exaspère dans l'oeuvre d'Isidore Ducasse. Symbole de la révolte poussée aux extrêmes conséquences, Maldoror se dresse contre l'homme, "cette bête fauve", et contre Dieu qui l'a crée. C'est le surhomme qui s'insurge contre toute loi morale et sociale, contre toute convention, contre l'ordre établi. Sa révolte se développe à travers le crime. Maldoror n'a jamais un visage: il est comme Protée, en perpétuelle métamorphose, toujours insaisissable. Il veut accomplir sa tâche, atteindre son but. Il doit donc agir, se battre, détruire. Mais quel est son domaine? Comme il est un monstre, un être exceptionnel, qui dépasse les limites de la nature, son univers doit être "conçu à sa mesure". C'est donc un univers où le réel et l'irréel s'entremêlent, s'entrecroisent, se superposent; un monde insaisissable ainsi que son héros, monstre-fantôme, visible-invisible; un monde toujours près de la réalité et cependant irréel, toujours vrai et qui cependant n'est jamais dessiné dans les détails, un monde toujours faux et qui présente pourtant les reflets de la réalité. Et cela à cause de "l'intervention directe de l'irrationnel sur le plan concret". Lautréamont "puise son oxygène entre deux eaux: entre la gratuité du rêve inoffensif et une possibilité d'irruption angoissante dans le monde où nous sommes si bien assis".--

11:14 Écrit par Fettgans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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